Quel avenir pour la majorité présidentielle en Côte-d’Or ?
Après les élections de mars et des résultats catastrophiques à Dijon, contrastés en Côte-d’Or, la majorité présidentielle est mal en point.
François Sauvadet a sauvé l’honneur en devenant Président du conseil général.
Cependant, ne nous voilons pas la face, la gauche a le vent en poupe ici. Elle le doit essentiellement aux défaillances de l’UMP 21.
Depuis les élections municipales à Dijon en 2001 et l’effacement de Robert Poujade en 2002, l’UMP n’a pas su s’approprier le centre alors qu’elle était issue d’une fusion des adhérents du RPR et d’une majorité de centristes.
Ainsi, en 2004, aux élections régionales en Côte-d’Or, l’UMP est devancée par l’UDF aux maigres effectifs.
En 2008, à Dijon, le MoDem qui se veut l’héritier de l’UDF et son chef de file, ancien de la liste Bazin, s’allient au PS avec à la clé un indiscutable succès dès le 1er tour.
Enfin, la Présidence du conseil général revient à un adhérent du Nouveau Centre qui prend la place du leader départemental de l’UMP.
Ne revenons pas sur les erreurs stratégiques innombrables et les arrogances multiples qui ont conduit à ces piètres résultats.
Il convient désormais de reconquérir cet électorat modéré qui, à la première occasion crédible chez nous, désertera le camp de la gauche incertaine et de ses alliés centristes de circonstance.
Pour cela, l’UMP devra d’abord s’appuyer sur ses élus qui, par leur positionnement au centre, ont remporté de brillantes victoires en particulier dans l’agglomération dijonnaise. Je pense ainsi à Rémi Delatte à Saint Apollinaire, Gilbert Menut à Talant, Ludovic Rochette sur le canton de Dijon 1 mais aussi à Raoul Langlois à Auxonne.
L’UMP devra également mobiliser tous ses adhérents et sympathisants héritiers des traditions politiques si vivaces dans notre département, celles des indépendants, ces libéraux éclairés et proches des milieux populaires à l’image du Chanoine Kir, et des radicaux, “la bourgeoisie de robe” représentée naguère par Gaston Gérard.
Pour ma part, je suis prêt à contribuer à ce rassemblement porteur d’espoir.