Quel avenir pour la majorité présidentielle en Côte-d’Or ?

Enregistré dans : Non classé — Yves Japiot at 10:20 am on Mercredi, avril 9, 2008

Après les élections de mars et des résultats catastrophiques à Dijon, contrastés en Côte-d’Or, la majorité présidentielle est mal en point.

François Sauvadet a sauvé l’honneur en devenant Président du conseil général.

Cependant, ne nous voilons pas la face, la gauche a le vent en poupe ici. Elle le doit essentiellement aux défaillances de l’UMP 21.

Depuis les élections municipales à Dijon en 2001 et l’effacement de Robert Poujade en 2002, l’UMP n’a pas su s’approprier le centre alors qu’elle était issue d’une fusion des adhérents du RPR et d’une majorité de centristes.

Ainsi, en 2004, aux élections régionales en Côte-d’Or, l’UMP est devancée par l’UDF aux maigres effectifs.

En 2008, à Dijon, le MoDem qui se veut l’héritier de l’UDF et son chef de file, ancien de la liste Bazin, s’allient au PS avec à la clé un indiscutable succès dès le 1er tour.

Enfin, la Présidence du conseil général revient à un adhérent du Nouveau Centre qui prend la place du leader départemental de l’UMP.

Ne revenons pas sur les erreurs stratégiques innombrables et les arrogances multiples qui ont conduit à ces piètres résultats.

Il convient désormais de reconquérir cet électorat modéré qui, à la première occasion crédible chez nous, désertera le camp de la gauche incertaine et de ses alliés centristes de circonstance.

Pour cela, l’UMP devra d’abord s’appuyer sur ses élus qui, par leur positionnement au centre, ont remporté de brillantes victoires en particulier dans l’agglomération dijonnaise. Je pense ainsi à Rémi Delatte à Saint Apollinaire, Gilbert Menut à Talant, Ludovic Rochette sur le canton de Dijon 1 mais aussi à Raoul Langlois à Auxonne.

L’UMP devra également mobiliser tous ses adhérents et sympathisants héritiers des traditions politiques si vivaces dans notre département, celles des indépendants, ces libéraux éclairés et proches des milieux populaires à l’image du Chanoine Kir, et des radicaux, “la bourgeoisie de robe” représentée naguère par Gaston Gérard.

Pour ma part, je suis prêt à contribuer à ce rassemblement porteur d’espoir.

13 commentaires »

Commentaire par Françoise

9 avril 2008 @ 11:54

Enfin, vous revenez sur la toile, je guettais votre retour matin, midi et soir (j’ai appris qu’il y avait eun un blocage technique pendant quelques jours)pour dire ma déception d’une campagne morne, qi n’a jamais pris la moindre hauteur, et des résultats lourds de dépits. Pas étonnant que plus d’un tiers des Dijonnais ont ignoré les urnes. Vous maintenez votre cap, encouragez ceux proches de vous, et les plus jeunes spécialement, écartés sottement de la liste des municipales à Dijon.

Commentaire par Chloé

9 avril 2008 @ 12:24

Les cornues du laboratoire arc-en-ciel ont distillé d’abord des effluves capiteux et enivrants pour le maire-président du Grand Dijon et conseiller général, puis, après des crachements violents, laissé un précipité de dynamite. Voilà qui peut annoncer une situation chaotique au Conseil général ainsi sauvé du naufrage à gauche et, pourquoi pas, revigorer Monsieur n° 5 de l’opposition dijonnaise imposé à cette place par le Nouveau centre non sans grandes réticences du petit chef de la liste ?

Commentaire par Gabriel

9 avril 2008 @ 16:19

“Le passage du siècle”, le livre publié par Robert Poujade quelques mois avant les élections (opportunément ? il ne semble pas avoir eu grand écho après deux ou trois pages spéciales) n’aurait-il pas été mieux intitué “le passage à gauche” ? R. Poujade, L. de Broissia, mêmes défaites, mêmes ruines. Tout est à reconstruire et il va falloir un vrai maître d’oeuvre, qui apaise d’abord les plaies ouvertes puis ranime les ardeurs soufflées dans la spirale de l’échec.
Et rien ne va plus non plus en Saône-et-Loire, où D. Juillot après sa sotte éjection aux législatives a vu Chr. Sirugue cueillir la mairie de Chalon et le bel Arnaud Montebourg récupérer la présidence du Conseil général sans coup férir, et sans l’ombre d’une gêne de ses déclarations antérieures. On en appellerait au Dr Beaumont, le vétérinaire décapité par Chr. Sirugue, probablement pour appliquer une médecine de cheval ?

Commentaire par Manon

10 avril 2008 @ 6:29

Où Cassandre a eu plus que raison ! En annonçant la débâcle de la droite, avérée à présent, aux municipales et aux cantonales liées, et en mettant le balancier au centre… la réalité a dépassé sa pensée avec la victoire à l’arraché du Nouveau centre au département !
36,36%, le candidat naturel en a vu 36 chandelles et voilà que dans le grand choc sur la tête son héraut doit céder son fauteuil de la présidence du Conseil général.
56,21%, le vainqueur, au 1er tour, certes, n’a cependant pas ramené dans ses filets tous les poissons qu’il avait espéré appâter du côté du MoDem ; les “petites listes” ont grignoté à la marge “sociale”.
38% d’abstentions enfin, pour l’élection d’une équipe en charge du quotidien le plus sensible, la démocratie, la démocratie et la proximité, c’est cela ?

Commentaire par Habaquq

10 avril 2008 @ 6:47

“Dieu nous garde du feu, de l’eau et du baron de Vitteaux”, le maire de Dijon ne connait-il pas ce proverbe venu du temps de la Ligue ?

Commentaire par Yves Japiot

10 avril 2008 @ 9:53

@françoise: en effet, plusieurs problèmes techniques ont perturbé le fonctionnement de mon blog pendant quelques semaines.
Pour en revenir à nos préoccupations politiques du moment,tous les hommes et femmes de bonne volonté seront les bienvenus pour amorcer le sursaut indispensable.

@chloé: l’arc-en-ciel a dans la société, en particulier dans le quartier du Marais à Paris, une connotation différente de celle que vous suggérez ici.
En géométrie, le centre n’est pas une girouette mais un point fixe. C’est ainsi que je me positionne pour faciliter le rassemblement de tous ceux qui veulent reconquérir les positions en Bourgogne pour la majorité présidentielle.
Paulo majora cantamus, traduction libre: abordons enfin des sujets plus sérieux.

@gabriel: l’usure du pouvoir d’un côté, aucune vision stratégique de l’autre et voilà où nous en sommes. De nouvelles équipes dirigeantes pour l’UMP s’imposent à l’évidence, du moins en Côte d’Or.

@manon: le succès du maire sortant à Dijon dès le 1er tour est indiscutable, l’échec historique de la droite représentée par une seule liste ne l’est pas moins.

Commentaire par Yves Japiot

10 avril 2008 @ 9:55

@habaquq: je ne milite pas pour la renaissance des guerres de religion. Combattons encore et toujours les dérives sectaires de droite comme de gauche et rétablissons un pouvoir plus ouvert et plus responsable au Conseil Régional.

Commentaire par Zy

11 avril 2008 @ 15:32

Pour solde de tout mécompte, j’abonderai dans le sens de Françoise et de Manon. 3% de moins encore que la liste menée par Jean-François Bazin, et 3 conseillers de moins. J’ai cehrché en vain ce jour les noms des représentants de l’opposition au Conseil du Grand Dijon : disparus ? il est vrai que les précédents étaient peu présents !
L’arc-en-ciel auquel Chloé faisait référence est, vous le savez bien, celui que le maire a voulu tester localement en vue de le revendiquer nationalement.
J’ai beaucoup apprécié votre définition du centre et je m’arrime volontiers à votre point fixe pour revenir, oui ! aux sujets sérieux qui valent la peine d’être débattus et travaillés.

Commentaire par Yves Japiot

12 avril 2008 @ 8:27

@zy: F.Rebsamen a refusé de reconduire en 2008 ce qu’il avait présenté comme une avancée démocratique en 2001. Il faut donc en conclure que l’absence de représentants de l’opposition de Dijon au Conseil de la Comadi cette année est la marque d’une grave régression démocratique de la part du n°2 du PS. Qu’en pense le MoDem?

Commentaire par Paul

14 avril 2008 @ 16:33

Avoir raison trop tôt, en politique comme en général partout, Manon, c’est avoir tort dans le moment… Sans repentance : votre proposition n’était probablement pas prête pour la cueillette. Attendons encore un peu, pour voir si le mûrissement s’accomplit ou non…

Commentaire par Gabriel

20 avril 2008 @ 20:00

“Candidat à rien, disponible pour tous”, telle est la réponse de René Beaumont qui penche vers son collègue mâconnais pour redresser l’UMP 71 et prône “un rajeunissement drastique des cadres” (il a 68 ans), imposé par les anciens. Partageriez-vous son attitude ? Venu de l’UDF après avoir été républicain indépendant, il a donc en cela des points communs avec vous, mais il est sénateur depuis 2004 et a donc encore un mandat en cours.
“Prendre toute ma place au sein de l’UMP”, telle est la volonté de Rémi Delatte, également ex-UDF, qui répond tout à fait aux critères du précédent. Il dégomme par ailleurs l’investiture parisienne pour les municipales dijonnaises, dit curieusement reconnait que le candidat vaincu a manqué de temps et qu’il est le chef de l’opposition ? Là, non, celui-ci s’est élancé fin 2002, avec des moyens énormes, et il est le chef d’une bandelette finalement constituée au forceps et par défaut !

Commentaire par Yves Japiot

21 avril 2008 @ 8:53

@paul: je ne renonce à rien pour aider mon camp à remonter la pente au plus vite avec les moyens appropriés.

Commentaire par Yves Japiot

21 avril 2008 @ 8:56

@gabriel: j’ai lu avec attention l’entretien de Rémi Delatte avec un journaliste du Bien Public paru le 19 avril. Même si je n’ai pas tout compris, je me réjouis de voir que R.Delatte veut s’impliquer fortement dans l’UMP 21. Il a toute la légitimité pour cela.

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