Je persiste et je signe

Enregistré dans : Non classé — Yves Japiot at 8:58 pm on Jeudi, décembre 13, 2007

Ce qui caractérise la période écoulée depuis mon article du 30 novembre ici même, c’est l’inertie.

A gauche où le Maire tarde à officialiser un accord quasiment ficelé avec le MoDem par crainte des remous prévisibles dans sa majorité.

Au MoDem où les leaders nationaux ne veulent rien dire publiquement de la situation à Dijon aussi longtemps que le “cas lyonnais” n’a pas été réglé: alliance dès le 1er tour avec le maire socialiste ou pas?

A l’UMP de Côte d’Or enfin où aucun dialogue constructif, je dis bien aucun, n’a pu être noué avec les responsables de la situation chaotique à Dijon.

Le malaise est clairement perceptible dans nos rangs parmi les élus mais aussi chez les sympathisants de la droite et du centre qui assimilent ce qui se passe aujourd’hui à une forme de surdité de la part des dirigeants.

Je ne sais pas soigner la surdité.

Par contre, ce que je sais, les observateurs politiques également, c’est que les atouts-maîtres d’un leader capable de susciter un élan victorieux dans 3 mois, et non pas dans 15 ou 20 ans, sont l’expérience et la capacité à fédérer toutes les énergies, et pas seulement celles de quelques militants.

Le chef d’équipe doit également maîtriser parfaitement les principaux dossiers qui constitueront autant d’enjeux lors de ces élections, à savoir les finances actuellement dans un état critique, les déplacements urbains (circulation, stationnement, transports publics, pollution), la sécurité, l’emploi, le développement durable, le rayonnement iinternational de la métropole dijonnaise.

Vous imaginez bien que j’ai beaucoup à dire sur tous ces sujets et je ne vais pas m’en priver dans les jours qui viennent, même si c’est avec un peu de fracas.

Je persiste et je signe: dans les conditions actuelles, l’opposition a de grandes chances d’être humiliée dans 3 mois.

11 commentaires »

Commentaire par Zy

13 décembre 2007 @ 21:50

Mélodie en sous-sol ? En eaux troubles ! Les vraies questions évoquées ci-dessus, celles de notre quotidien, semblent remisées comme accessoires, les marchandages accaparant toute l’attention des dirigeants des partis.

Commentaire par Manon

14 décembre 2007 @ 7:29

Ni pute ni soumis, Japiot. Les suites de l’accouchement quasi clandestin du candidat investi n’ont pas été assurées : ni dans la communication ni dans la résolution. Comment en sortir ? Une 3e voie ?

Commentaire par Paul

14 décembre 2007 @ 7:38

Est-ce donc à entendre que les choix sont tactiques des états-majors ? et donc que les intérêts locaux sont secondaires ? Les élections ne seraient plus alors que la validation de ces stratégies… Il reste encore aux électeurs la possibilité de les rejeter. Ou de ne pas aller voter.

Commentaire par Charlotte

15 décembre 2007 @ 7:48

La règle du jeu des alliances” est affirmée par le 1er secrétaire du PS côte-d’orien dans “L’Express” paru jeudi où il déclare, je cite, entre guillemets : “Les négociations se font de personne à personne. On ne passe pas par l’état-major centriste.” L’article enchaîne avec la phrase suivante : “Les cadres ne se trompent pas de bataille” et cette autre citation entre guillemets : “La question de savoir avec qui on gouverne et pour défendre quels intérêts se traitera après mars.” Si nous avions encore un doute !

Commentaire par Yves Japiot

16 décembre 2007 @ 19:06

@zy et manon: pour préparer un projet et constituer une liste, il faut nécessairement s’entourer d’une équipe compétente et négocier. Encore faut-il que le leader en ait les capacités.

Commentaire par Yves Japiot

16 décembre 2007 @ 19:09

@ paul et charlotte: désormais, la parole est aux principaux responsables politiques du département avec qui je suis en relation permanente pour faire évoluer la situation dans un sens beaucoup plus favorable à nos couleurs.

Commentaire par Matthieu

16 décembre 2007 @ 21:10

Vos explications ont éclairé ma lanterne faiblissante. Une personne rencontrée lors de la réunion d’une association de quartier m’a indiqué votre blog. Décontenancé par les déclarations diverses, j’ai enfin compris les manoeuvres (je n’écris pas les magouilles), et suis navré de conclure que les intérêts bas et immédiats des uns feront le grand malheur de tous, sauf si un ultime sursaut de foi renverse la montagne des petits calculs et grands égos. Je vais continuer ma lecture de vos autres pages.

Commentaire par Zy

17 décembre 2007 @ 7:32

En 2001, les Dijonnais ont davantage rejeté la liste menée par Jean-François Bazin qu’ils n’ont préféré celle de François Rebsamen, d’ailleurs surprise de son heureux résultat. Le vote “contre” a prouvé sa force déterminante à diverses occasions, il est nécessaire de tenir grand compte de cela. Et par conséquent, de choisir pour mener une équipe une personne qui attire spontanément vers elle : la leçon, sévère, n’aurait-elle pas été retenue ? Rattraper les égarés du scrutin précédent semblait facile encore il y a quelques mois, je crains que la querelle des investitures de 2007 ne les détourne à nouveau.

Commentaire par Yves Japiot

17 décembre 2007 @ 17:25

@ matthieu et zy: toutes les démarches en cours avec le soutien de personnalités politiques influentes dans le département visent justement à réparer les erreurs commises pour partir enfin d’un bon pied.

Commentaire par Manon

19 décembre 2007 @ 20:42

“Du grand Japiot”, au Conseil municipal lundi soir, le Bien public donne aujourd’hui l’extrait principal, l’essence même de votre intervention ! en cale de fond des passages des autres déclarations. Vous mettrez sans doute en ligne l’intégralité de votre communication, afin que le document prenne aussitôt son rang ?

Commentaire par Yves Japiot

20 décembre 2007 @ 10:32

@ manon: voilà, c’est fait. Meilleurs voeux.

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