La grève à la SNCF dans une ville de cheminots
Depuis ma plus tendre enfance, j’ai une véritable passion pour les chemins de fer. Sur ma table de nuit, La Vie du Rail côtoyait le journal de Tintin.
Plus tard, les livres de Vincenot, lui-même rédacteur à La Vie du Rail, ont rejoint mes compagnons de lecture.
A l’âge de 15-16 ans, depuis notre maison occupée maintenant par la Clinique Clément Drevon, chaque fois que j’avais du temps libre, je filais à vélo sur un des ponts routiers qui enjambent le faisceau de voies de la gare de triage de Gevrey.
A plusieurs reprises, les conducteurs de motrices, des BB 300 pour les initiés, remarquant mon assiduité à observer le ballet des convois en cours de formation, m’invitaient à partager leur cabine de conduite. Des souvenirs inoubliables, la preuve.
Aujourd’hui, ma passion reste intacte et la perspective de l’étoile ferroviaire TGV à Dijon me mobilisera en permanence pour que sa réalisation soit accélérée.
Dès lors, on peut imaginer mon immense tristesse de voir notre gare inanimée et des quais vides.
Non, vraiment, cette grève ne se justifie pas. Nicolas Sarkozy a été clairement élu sur son engagement de mettre tous les régimes de retraite sur un pied d’égalité. Il doit aller jusqu’au bout par la négociation avec toutes les bonnes volontés.