Faut-il politiser l’élection municipale à Dijon?
De l’avis des principaux observateurs et à écouter les Dijonnais eux-mêmes, la réponse est non. Les sondages un peu partout en France semblent le confirmer amplement.
Et pourtant, le Président de la République a été d’un autre avis jusqu’au 22 janvier, jour où il a déclaré ne plus vouloir se “mêler” des municipales, au grand soulagement, semble-t-il, des parlementaires UMP. Je considère qu’il a raison, bien sûr.
Les enjeux locaux doivent être débattus courtoisement mais fermement au niveau local. Tel maire de gauche pourra présenter un mauvais bilan dans une ville, un bon dans une autre.
A Dijon, il est clair aujourd’hui que la voie est ouverte pour un chef de file de l’opposition fidèle à son parti et à ses convictions mais débarrassé de toute tutelle partisane.
Après l’alliance PS-MoDem dans notre ville, qui n’est autre qu’un accord de partis unique en France, le candidat modéré d’un large rassemblement du centre gauche à la droite républicaine peut seul créer les conditions d’une victoire dans une bataille qui se gagnera au centre.
Je le répète, le sursaut de l’opposition passe par là . Si je prépare le terrain depuis si longtemps, c’est parce que j’ai toujours pensé que Dijon devait se mettre à l’abri de l’emprise des partis quels qu’ils soient.
C’est ainsi que l’on dépolitisera l’action municipale et que l’on s’occupera enfin de tous les Dijonnais indépendamment de leur engagement partisan.