Les couloirs de bus : une gêne pour la circulation automobile ?
En septembre 2002, les habitants de l’agglomération dijonnaise découvraient à leur retour de vacances des kilomètres de couloirs de bus, sans la moindre concertation ni information préalables. C’est çà la « démocratie participative » à la sauce du Maire de Dijon.
Aussitôt, des bouchons gigantesques se formèrent sur les principaux axes concernés et en particulier à l’entrée sud de Dijon, avenue Jean Jaurès.
Quatre ans après, les embouteillages sont toujours aussi importants (voir photo prise le 02/02/07 au carrefour de l’avenue J.Jaurès et de la rue des 3 Forgerons). Quelles conclusions tirer de ce qui ne peut plus être qualifié d’expérience ?
D’abord, les problèmes de circulation ne doivent pas être abordés sous un angle doctrinaire. C’est le cas lorsque le Maire déclare au conseil municipal du 30/09/02 à propos des couloirs de bus qu’il s’agissait « d’un projet idéologique », c’est-à -dire induisant un esprit de système au sens marxiste du terme.
C’est aussi le cas lorsqu’il déclare le 29/09/03 « dans 15 ou 20 ans, on ne pourra plus accéder au centre-ville en voiture ». En vertu de quoi décréter une telle éventualité ?
Quatre ans après leur mise en place, il faut bien dire que ces couloirs de bus ont été improvisés faute d’une réflexion d’ensemble et leur échec est dû surtout à l’absence de parkings relais à la périphérie de la ville centre. Ceux-ci devraient permettre aux automobilistes de laisser leur véhicule aux entrées de Dijon et d’emprunter les transports en commun.
Je souhaite une refonte complète du tracé de ces couloirs de bus non pénalisant pour la circulation automobile. En attendant, des solutions provisoires existent pour assurer une meilleure fluidité de la circulation. J’en parlerai bientôt.


