Je persiste et je signe
Ce qui caractérise la période écoulée depuis mon article du 30 novembre ici même, c’est l’inertie.
A gauche où le Maire tarde à officialiser un accord quasiment ficelé avec le MoDem par crainte des remous prévisibles dans sa majorité.
Au MoDem où les leaders nationaux ne veulent rien dire publiquement de la situation à Dijon aussi longtemps que le “cas lyonnais” n’a pas été réglé: alliance dès le 1er tour avec le maire socialiste ou pas?
A l’UMP de Côte d’Or enfin où aucun dialogue constructif, je dis bien aucun, n’a pu être noué avec les responsables de la situation chaotique à Dijon.
Le malaise est clairement perceptible dans nos rangs parmi les élus mais aussi chez les sympathisants de la droite et du centre qui assimilent ce qui se passe aujourd’hui à une forme de surdité de la part des dirigeants.
Je ne sais pas soigner la surdité.
Par contre, ce que je sais, les observateurs politiques également, c’est que les atouts-maîtres d’un leader capable de susciter un élan victorieux dans 3 mois, et non pas dans 15 ou 20 ans, sont l’expérience et la capacité à fédérer toutes les énergies, et pas seulement celles de quelques militants.
Le chef d’équipe doit également maîtriser parfaitement les principaux dossiers qui constitueront autant d’enjeux lors de ces élections, à savoir les finances actuellement dans un état critique, les déplacements urbains (circulation, stationnement, transports publics, pollution), la sécurité, l’emploi, le développement durable, le rayonnement iinternational de la métropole dijonnaise.
Vous imaginez bien que j’ai beaucoup à dire sur tous ces sujets et je ne vais pas m’en priver dans les jours qui viennent, même si c’est avec un peu de fracas.
Je persiste et je signe: dans les conditions actuelles, l’opposition a de grandes chances d’être humiliée dans 3 mois.

